Les pré-requis du métier d’illustratrice
Quels sont les vrais prérequis pour devenir illustrateur ou illustratrice ? Dans cet épisode, je déconstruis quelques idées reçues sur le niveau technique nécessaire et je vous partage les compétences et qualités qui comptent vraiment pour se lancer dans l’illustration commerciale.
Dans cet épisode j’ai parlé de :
Exprimer ce qu’on a en nous à travers le dessin et la créativité, il n’y a rien de plus épanouissant n’est-ce pas ? En revanche, tenter de décortiquer les ficelles du métier de l’illustration, trouver son style et créer son portfolio, c’est une autre paire de manche. Ma formation « L’Atelier Formation » est là pour ça : https://elodie-illustrations.net/ia
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- Florence Gendre
- Malika Favre
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🎙 Merci d’avoir écouté « Illustration, le Podcast » ! À la semaine prochaine !
Transcription générée automatiquement (elle peut être incomplète par rapport à l’épisode).
00:00:00:01 – 00:00:24:06
Intervenant 1
Autre pré-requis auquel on ne pense pas forcément mais qui pour moi est très important également, c’est d’être attentive, attentif aux tendances. Et quand je parle de tendances, je parle aussi bien des tendances dans l’illustration. Donc voilà les sites qui peuvent émerger, les envies des clients qui changent, etc. Que dans la mode, que dans la déco, que dans l’art en général.
00:00:24:06 – 00:00:42:12
Intervenant 1
Parce que pour moi tout ça c’est un cercle. Pour moi tout se nourrit en fait, tout se nourrit. Les tendances de la déco vont se retrouver dans la mode. Et puis dans l’illustration, vous allez avoir des motifs qui vont circuler entre ces différents secteurs, etc. Et si vous n’avez pas du tout un oeil sur ce qui se passe, vous risquez d’être d’être distancés.
00:00:42:13 – 00:01:01:15
Intervenant 1
Bonjour les amis, J’espère que vous allez bien. Bienvenue pour un nouvel épisode d’illustration de podcast. Moi c’est Élodie, je suis illustratrice depuis 2010 et je vis à Paris. La semaine dernière, on s’est retrouvés sur cette chaîne pour un épisode dans lequel je vous expliquais comment vendre vos dessins. Et aujourd’hui, on va parler ensemble des pré-requis pour devenir illustrateur ou l’ultra trice.
00:01:01:16 – 00:01:21:02
Intervenant 1
Donc l’idée avec cet épisode, c’est que vous puissiez un peu mieux comprendre qui peut prétendre ou non à devenir du terreau. J’ai aussi envie que cet épisode vous aide à faire tomber les a priori que vous pourriez avoir sur ce métier, parce qu’il y en a beaucoup. Et enfin, moi même j’en avais beaucoup avant de me lancer. Donc j’imagine que ça doit être votre cas aussi.
00:01:21:03 – 00:01:41:23
Intervenant 1
Et enfin, avec cet épisode, j’espère aussi vous aider à mieux comprendre en quoi consiste concrètement ce métier, qu’est ce qui vous attend si vous vous lancez dans l’illustration, etc etc. Donc c’est parti ! Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais vous expliquer un petit peu comment ça s’était passé pour moi, parce que je pense que ça peut raisonner d’une certaine manière avec vous, surtout dans le cheminement que j’ai pu avoir à ce moment là.
00:01:41:26 – 00:02:07:04
Intervenant 1
Bon bref, en gros, moi j’ai fait des études de communication visuelle. Ah le sang ! Je crois que je vous en ai parlé la semaine dernière déjà, et je me suis retrouvée vraiment dans une classe avec des élèves qui avaient un niveau vraiment supérieur au mien. Mais c’est rien de le dire en fait. Bon bah forcément, quand on se retrouve dans une classe comme ça, on se compare, on se dit ah bah dis donc, si ça c’est un échantillon du marché qui m’attend, et ben je suis pas dans la merde.
00:02:07:08 – 00:02:27:06
Intervenant 1
Mais en fait, parce que ce dont j’avais pas pris en compte, c’est qu’à ce moment là donc, je me retrouvais dans une classe spécifiquement d’illustrateurs qui se destinait, ou de dessinateur plutôt qui se destinait à travailler dans le jeu vidéo et le dessin animé. Et en fait, je me comparais, si vous voulez, à des dessinateurs qui se préparaient pour certains à travailler chez Disney, voyez ?
00:02:27:06 – 00:02:55:14
Intervenant 1
Et donc autant vous dire que la barre était très, très haute. Pour vous expliquer un petit peu ce qu’on attendait de nous en fait dans cette école, dans ce cursus, c’était de savoir dessiner un personnage en mouvement et de savoir le dessiner. Donc sous tous les angles, dans toutes les positions. Savoir faire aussi des modèles sheets, c’est à dire des personnages qu’on va voir de face puis de profil, voilà, et faire en sorte que toutes les proportions soient bien respecter, etc etc.
00:02:55:16 – 00:03:11:06
Intervenant 1
Et autant vous dire, c’est très très dur. Et en fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai fait mes études et à la fin j’ai fait ok. De toute façon il y a des tueurs dans ma dans mon école, il y a des tueurs qui m’attendent sur le marché, c’est sûr. Et je pense que toute une vie ne suffira pas à combler mes lacunes.
00:03:11:07 – 00:03:26:25
Intervenant 1
Donc c’est mort. Je vais faire autre chose. Je ne vais pas dessiner, en tout cas, je ne vais pas être dessinatrice, je vais pas être illustratrice, Je vais travailler dans le dessin animé 3D puisque qui consiste à travailler sur ordinateur puisque c’est ce que j’ai appris à l’école et que de toute façon je ne me sentais pas capable de faire autre chose.
00:03:26:27 – 00:03:43:07
Intervenant 1
Mais le truc que j’avais oublié en fait, c’est que je me comparais à des dessinateurs, encore une fois de dessins animés et pas des illustrateurs. Donc vous voyez, c’est pour ça que je faisais cette petite introduction, parce que je pense qu’on a des a priori sur les demandes super élevées qu’il peut y avoir dans le métier de l’illustration, sauf qu’en fait, c’est pas du tout le cas.
00:03:43:07 – 00:04:00:08
Intervenant 1
L’exigence technique qu’il peut y avoir dans un secteur comme le dessin animé en 2D j’entends, est complètement différente de ce qu’on attend d’un illustrateur ou d’une illustratrice. Mais moi à l’époque, je savais pas ça, donc je me suis juste dit bon, je ne serai pas dessinatrice, je ne serai pas illustratrice. Fin de l’histoire. Il y a une scène justement dans le film Little Woman.
00:04:00:08 – 00:04:21:26
Intervenant 1
Les quatre filles du docteur March ou Emmy se trouve dans son atelier avec Laurie. Et en fait, elle se rend compte que c’est mort, que de toute façon, elle a beau dessiner, elle sera jamais un génie. Et donc à un moment donné, elle a cette phrase, elle dit Want to be great or not in. Cette phrase m’a énormément parlé parce que c’est exactement ce que j’ai ressenti à la fin de mes études.
00:04:21:26 – 00:04:50:04
Intervenant 1
Je me suis dit bon, soit je fais partie des meilleurs et donc je vais avoir une place sur ce marché, soit ça ne sert à rien en fait. Donc c’est pour ça que cette phrase m’a parlé. Si vous avez la ref, tant mieux, j’essaierai peut être de la mettre à l’écran. Mais voilà, j’étais dans cet état d’esprit. Ce que j’ai envie de vous dire, c’est que si vous êtes également dans cet état d’esprit, si vous pensez que vous avez des lacunes en perspective ou en anatomie, j’ai juste envie de vous dire que moi, ça ne m’a pas empêché de faire carrière dans l’illustration commerciale, que, en fait, ça ne m’a jamais intéressé de savoir dessiner
00:04:50:04 – 00:05:08:09
Intervenant 1
un personnage sous tous les angles, dans toutes les positions, une perspective aux petits oignons, etc, etc. Bien sûr, ça m’a appris un petit peu à être plus rigoureuse dans ce sens là, et j’ai fait des progrès dans ce sens là. Mais, et d’ailleurs je suis toujours en train d’en faire, c’est à dire que je suis toujours en train de faire attention à ne pas avoir une perspective fausse, etc.
00:05:08:09 – 00:05:37:09
Intervenant 1
Mais c’est loin d’être parfait. Montré est loin d’être parfait, mais ça ne m’a pas empêché en fait d’être illustratrice, de répondre à plein de commandes dans plein de domaines différents l’illustration pour la presse, l’illustration pour des marques, de la comm, du packaging, etc. Alors que montrer n’était pas était loin d’être parfait. Mais en fait, ce dont je me suis rendu compte en mettant un pied dans le marché de l’illustration commerciale et que j’ai envie de vous partager aujourd’hui, c’est que les clients sont beaucoup moins exigeants en termes de technique que dans le dessin animé.
00:05:37:10 – 00:05:54:22
Intervenant 1
Ça, c’est un point très important parce que si vous dessinez mais que vous sentez que vous avez des lacunes techniques, c’est pas ça qui serait un obstacle en fait dans le métier de l’illustration. Donc moi en fait, quand j’ai arrêté mes études, j’ai été blasée parce que je me disais je n’ai pas envie de dessiner, de passer mon temps à dessiner des personnages dans toutes les positions.
00:05:54:22 – 00:06:24:25
Intervenant 1
J’ai pas envie de passer mon temps à avoir un trait parfait et c’est pas ça qui m’intéressait. Moi ce qui m’intéressait et peut être que c’est votre cas, c’est de créer des belles images et de créer des émotions. Jouer avec des couleurs, jouer avec des textures, créer un univers qui me ressemble. En fait je comment dire, je le disais pas comme ça, je l’avais pas conscientisé à ce point là, mais c’était ça en fait à l’époque que je voulais et j’avais l’impression qu’il n’y avait pas de marché pour ça, parce que tout simplement, je ne connaissais pas le métier de l’illustration commerciale de l’intérieur comme je le connais aujourd’hui.
00:06:24:25 – 00:06:46:09
Intervenant 1
Donc tout ça pour introduire le fait que, vous l’aurez compris, vous n’avez pas besoin de maîtriser la perspective et l’anatomie à la perfection pour faire ce métier d’illustration. Et d’ailleurs, il y a un paradoxe dans le métier de l’illustration, c’est qu’à l’inverse, on peut très bien dessiner à la perfection, avoir un trait hyper réaliste, avoir vraiment un sens de l’observation aigu et savoir le retranscrire parfaitement sur le papier.
00:06:46:10 – 00:07:04:00
Intervenant 1
Et pourtant, ne jamais personne dans l’illustration. Savoir dessiner parfaitement ne garantit en rien de faire carrière. Parce que si derrière ça on n’a pas un univers à soir, on n’a pas de créativité, etc. Ben en fait, il y a de grandes chances que ça tombe à plat, que ça parle à personne, que ça soit trop générique, que ça ne sort pas du lot, tout simplement.
00:07:04:01 – 00:07:24:03
Intervenant 1
Donc voilà, si je peux vous donner un conseil, c’est plutôt de vous concentrer sur votre créativité plutôt que sur votre maîtrise du dessin. Et je sais que tout le monde ne sera pas d’accord avec ça. Je sais qu’il y a un petit débat là dessus. Moi je vous dis vraiment ce que j’observe et ce que j’ai observé et ce qui a été vrai pour moi et sur plein d’autres illustrateurs illustratrices que j’ai pu observer, que j’admire de loin ou de près.
00:07:24:03 – 00:07:46:02
Intervenant 1
Et je sais que tout le monde n’est pas d’accord avec ça. Et je sais que certains illustrateurs en fait on une passion pour le dessin, pour la la la perfection du détail, la perfection du dessin, du trait et vont travailler dessus toute leur vie. Mais je pense que c’est plus parce que ça les passionne qu’autre chose. Moi personnellement je vais vous dire honnêtement, ça me passionnait pas d’avoir le très parfait etc etc.
00:07:46:03 – 00:08:04:00
Intervenant 1
Bien sûr, j’avais envie d’avoir cette rigueur, j’avais envie de progresser. J’ai toujours envie de progresser mais c’est pas ce qui m’excite le plus. Quand je fais un dessin, ce qui m’excite le plus, c’est vraiment le rendu final, les couleurs, les textures, ce que ça va créer comme émotion, etc etc. Et au final, ça tombe bien parce que c’est ce que recherchent les clients la plupart du temps.
00:08:04:01 – 00:08:24:08
Intervenant 1
Je voulais quand même dire aussi que, évidemment, il y avait aussi des illustrateurs et des illustratrices qui dessinait de façon très réaliste, de façon impeccable. Et là je pense à à ma chère Florence Gentes, que j’avais eu l’occasion d’un viewer dans ce podcast qui dessine mais à la perfection, dans le détail, dans la finesse, etc et qui elle, pour le coup a fait carrière.
00:08:24:08 – 00:08:41:25
Intervenant 1
Mais vous voyez, c’est pas forcément corrélé. C’est pas parce qu’elle dessine à la perfection qu’elle a fait carrière, c’est en partie pour ça, mais aussi pour plein d’autres choses. Voilà son son style hyper-réaliste, c’est le sien, c’est ce qui fait sa patte, etc. Mais il n’y a pas que ça, il y a son univers tout autour qui fait qu’elle a réussi à percer dans l’illustration et qu’elle fait encore carrière aujourd’hui.
00:08:41:25 – 00:09:02:09
Intervenant 1
Mais voilà, je veux que vous gardez à l’esprit que la maîtrise du dessin jusqu’à atteindre la perfection n’est vraiment pas une obligation. Et en plus de ça, quand on est illustré ou lustrage trice, on progresse toute sa vie. Et j’en ai parlé la semaine dernière je crois. Moi j’ai jamais autant progressé en étant illustratrice. J’ai beaucoup plus progressé dans mes premières années d’illustration qu’avec des vrais projets.
00:09:02:09 – 00:09:21:20
Intervenant 1
J’entends que toute ma tout le reste de ma vie finalement. Donc ça c’était pour les pré-requis techniques, finalement, il n’y en a pas tant que ça. Il faut évidemment avoir un sens de la composition, il faut avoir un sens, enfin un goût pour les couleurs, parce que je sais qu’il y a beaucoup d’illustrateurs illustratrice en herbe qui n’aime que le noir et blanc.
00:09:21:21 – 00:09:36:20
Intervenant 1
Malheureusement, si vous faites que de noir et blanc, ça risque de vous enfermer dans un style de projet. D’ailleurs, je ne sais pas s’il y a beaucoup de projets en fait en noir et blanc, donc s’il y a quelque chose sur lequel vous devez travailler aussi. Si vous n’aimez que le noir et blanc, c’est d’introduire de la couleur.
00:09:36:20 – 00:10:04:19
Intervenant 1
Parfois ça peut être juste une seule couleur, deux couleurs, trois couleurs. Voilà, peu de couleurs dans un premier temps pour vous familiariser avec les harmonies de couleurs. Et puis petit à petit, ça viendra. Voilà pour les pré-requis techniques. Il y a également le fait d’avoir des fichiers correct, c’est à dire bien scannés, bien numérisés, propre. Pour moi les pré-requis techniques ça reste des choses qui ne sont pas hyper exigeants et c’est pour ça que je trouve que ce métier il est, il est accessible d’une certaine manière, beaucoup plus que tous les autres métiers du dessin.
00:10:04:20 – 00:10:27:28
Intervenant 1
Maintenant, je vais vous parler des autres pré-requis pour devenir illustrateur illustratrice qui pour moi sont quand même indispensables. Le premier pré-requis, c’est d’avoir un style reconnaissable. Un style reconnaissable, on peut le reconnaître par plein de choses. Ça peut être votre manière de dessiner les personnages, les traits du visage, les proportions que vous utilisez sur vos personnages, la palette de couleurs que vous utilisez, le médium que vous utilisez, etc, etc.
00:10:27:28 – 00:10:47:09
Intervenant 1
Ça peut être plein de choses, ça peut être une combinaison de plusieurs choses, ça peut être aussi la manière dont vous construisez vos illustrations de manière générale. Par exemple, je pense à Malika Favre qu’on ne présente plus qu’une très très connue en France, qui a la particularité de jouer avec les espaces négatifs pour créer des images qui ont deux lectures.
00:10:47:11 – 00:11:19:27
Intervenant 1
Une première lecture que tout le monde voit, on voit une illustration et en fait, en deuxième lecture, vous allez voir autre chose apparaître dans l’image. Ça je trouve que c’est très fort et je connais peu d’illustrateurs ou de l’illustratrice qui font ça aussi bien qu’elle, et c’est justement ce qui lui vaut en partie, je pense, sa notoriété. C’est parce que vraiment elle fait ça à la perfection, et même si son style a été copié plein de fois, ça, cette particularité qu’elle a de faire des illustrations à double sens, je pense que c’est très dur à copier et donc c’est ce qui fait qu’on ne peut pas la copier à 100 % finalement, et qui fait qu’elle
00:11:19:27 – 00:11:44:09
Intervenant 1
a toujours autant de projets et autant autant de succès. Donc voilà un style, il peut être reconnaissable par plein de choses différentes, mais voilà, il faut trouver ce qui fait la différence. En travaillant, en pratiquant, en se connaissant bien aussi pour se dégager un petit peu des des réflexes de dessin qu’on peut, qu’on peut avoir, qui sont issus de ce qu’on a vu et qui sont du copier coller.
00:11:44:09 – 00:12:09:15
Intervenant 1
Finalement il faut apprendre à se connaître, il faut pratiquer, etc etc. Mais avoir un style reconnaissable, c’est pour moi essentiel pour pertinent l’illustration. Une autre chose, si vous n’êtes pas freelance et que vous ne savez pas en quoi consiste le métier de freelance, quand on est illustré, dans 90 % des cas, on va être à son compte. Donc ça veut dire qu’on va être à la fois artiste et à la fois prestataire.
00:12:09:19 – 00:12:28:15
Intervenant 1
Donc ça sous entend qu’on va devoir faire des devis, des factures, des négociations, sac propre, communication aussi. Donc voilà, c’est bien d’en prendre en compte, de savoir à quoi vous attendre, à quelle sauce vous allez être mangé. Bon, c’est pas la mer à boire, mais il faut savoir qu’évidemment votre temps ne va pas être passé à faire que du dessin.
00:12:28:16 – 00:13:00:19
Intervenant 1
Troisième prérequis pour pouvoir travailler dans l’illustration commerciale, il faut avoir quelque chose à présenter. Donc un portfolio. Un portfolio, c’est tout simplement une collection de vos illustrations qui soit homogène, qui représente bien votre style, les sujets que vous avez envie de traiter, etc etc. Un portfolio aussi qui s’adapte à une cible, c’est à dire que un portfolio dans l’illustration commerciale, c’est pas juste un budget boulga de vos meilleurs travaux, il faut qu’il y ait quand même une cohérence et que ça s’adresse à une cible que vous allez visé.
00:13:00:19 – 00:13:27:14
Intervenant 1
Par exemple, si vous destinez à faire des pas, des packagings pour pour de l’alimentaire, il va falloir faire des illustrations dans votre portfolio qui vont refléter ça. Voilà. Donc ça c’est aussi pour moi, je pense, essentiel d’avoir un portfolio. Donc souvent c’est sur un site internet, ça peut aussi être sur un PDF dans un premier temps, mais il faut avoir quand même quelque chose à présenter de cohérent, qui montre en deux secondes à un client ce qu’on peut attendre de vous.
00:13:27:16 – 00:13:57:03
Intervenant 1
Quel est votre style justement, dans quelle case on peut vous mettre ? Parce que vous savez que souvent les gens ont besoin de vous mettre dans des cases pour comprendre en fait ce que vous faites précisément et se projeter. Par exemple, une agence de communication qui aurait tendance à regarder un petit peu ce qui se fait dans l’illustration pour différents différents clients, différents projets, aura besoin de tout de suite vous mettre dans une case pour vous dire ok, lui ou elle, je le vois bien avec telle marque, tel type de projet, etc.
00:13:57:06 – 00:14:16:03
Intervenant 1
Elle plutôt avec cette marque là, ce type de projet là, etc etc Et plus en fait on peut vous mettre dans une case je sais que c’est pas beau comme comme terme, mais voilà, c’est pour que vous ayez l’image. Plus on peut vous mettre dans une case rapidement, mieux c’est pour vous en fait. Donc c’est pour ça que votre style doit être reconnaissable et qu’on puisse savoir en fait à qui ça s’adresse.
00:14:16:03 – 00:14:37:07
Intervenant 1
Mais j’ai envie de vous dire que vous n’avez pas besoin d’avoir votre style définitivement trouvé quand vous commencez, il faut quand même avoir une petite patte, quelque chose qui vous différencie un minimum. Mais évidemment style ça évolue, ça se peaufine, ça devient plus mature. Au fur et à mesure de votre expérience, de votre expérience de vie comme de votre expérience professionnelle.
00:14:37:07 – 00:14:53:02
Intervenant 1
C’est à dire que plus vous prenez en âge, plus votre style va peut être être plus mature. Là où quand on a 20 ans on dessine des trucs peut être un peu plus mignon, je sais pas, je fais. C’est peut être un gros cliché mais voilà on va peut être avoir des couleurs. Moi je sais que c’était mon cas, j’avais des couleurs beaucoup plus pop quand j’avais 20 25 ans.
00:14:53:04 – 00:15:13:14
Intervenant 1
J’ai des couleurs un peu plus passé, on va dire plus sobre. Donc c’est quelque chose qui est vraiment qui évolue avec le temps, avec votre expérience de vie, votre expérience pro aussi et vos projets. On peut être aussi influencé par les projets qu’on a et qu’on veut obtenir, et inconsciemment changer son style pour aller vers vers ce genre de projet.
00:15:13:20 – 00:15:29:21
Intervenant 1
Il y a plein de choses qui font que votre site va évoluer, mais en tout cas, ne vous dites pas ah bah tant que j’ai pas un style parfait qui me convient etc. Et tant que je ne suis pas contente à 100 % de mes dessins, ça ne sert à rien que je me lance ça. Il ne faut surtout pas se dire ça, parce qu’évidemment on n’est jamais prêt à 100 %, on est toujours en train de se remettre en question.
00:15:29:21 – 00:15:51:00
Intervenant 1
Souvent, quand on est artiste, on a tendance à être très critique envers son travail, mais ce qui est une bonne chose d’une certaine manière, tant qu’on s’auto flagelle pas, c’est une bonne chose parce que ça nous permet de progresser, d’évoluer et de ne pas lasser sa clientèle aussi. Donc voilà, c’est important aussi d’évoluer. Donc ne partez pas bille en tête que vous ne pouvez pas vous lancer tant que vous n’avez pas quelque chose de parfait.
00:15:51:02 – 00:16:09:22
Intervenant 1
Ça, c’est quelque chose que je répète beaucoup à mes étudiants. Oui, il faut avoir quelque chose à présenter d’un minimum cohérent, mais il ne faut pas que ça vous empêche en fait de commencer à prospecter, à vous lancer dans le monde de l’illustration. J’en vois beaucoup qui se bloquent par rapport à ça et qui se bloque tout seul en fait finalement.
00:16:09:24 – 00:16:41:02
Intervenant 1
Donc vous n’avez pas besoin d’avoir quelque chose de parfait à présenter pour démarrer dans l’illustration. Quatrième prérequis que je trouve est très important, c’est savoir un petit peu se faire oublier par rapport au produit que vous illustrez. Donc je m’explique. Quand on est artiste, parfois on a une créativité débordante et en fait on a envie de dessiner plein de choses et on peut être très frustré quand un client nous demande de faire des modifications parce que ça ne va pas dans le sens de ce qu’il avait imaginé, que ça ne met pas assez en valeur le produit, etc.
00:16:41:03 – 00:17:20:06
Intervenant 1
Il ne faut pas oublier que dans ce cas là, la star en fait de votre projet, c’est le produit, c’est pas vous, c’est pas l’artiste, c’est vraiment le projet. Pareil, beaucoup d’étudiantes me demande est ce que je peux signer mes illustrations ? Généralement non, parce que c’est pas vous. Encore une fois la star du projet. Parfois on peut avoir des illustrations qui sont signées effectivement, mais c’est plus dans le cadre d’une collaboration entre la marque et ou l’illustratrice, qui est assez connue pour qu’on fasse appel à elle pour une collaboration et pour que la marque en retire autant de bénéfices, d’être associé à cette illustratrice, que l’illustratrice elle-même bénéficie d’être associé à cette marque, mais généralement
00:17:20:08 – 00:17:46:06
Intervenant 1
l’illustrateur ou l’illustratrice, il est en retrait. En fait, il fait, il travaille pour le produit, pour l’article, pour mettre en valeur le client, la marque, le produit pour lequel il travaille. Donc ça veut dire qu’il faut parfois mettre un peu son ego de côté, faire preuve de compréhension quand un client vous demande des modifications. Autre prérequis auquel on ne pense pas forcément mais qui pour moi est très important également, c’est d’être attentive, attentif aux tendances.
00:17:46:07 – 00:18:08:26
Intervenant 1
Et quand je parle de tendances, je parle aussi bien des tendances dans l’illustration. Donc voilà les cils qui peuvent émerger, les envies des clients qui changent, etc. Que dans la mode, que dans la déco, que dans l’art en général. Parce que pour moi tout ça c’est un cercle. Pour moi tout se nourrit en fait, tout se nourrit. Les tendances de la déco vont se retrouver dans la mode.
00:18:08:26 – 00:18:27:16
Intervenant 1
Et puis dans l’illustration, vous allez avoir des motifs qui vont circuler entre ces différents secteurs, etc. Et si vous n’avez pas du tout un œil sur ce qui se passe, vous risquez d’être d’être distancé. Et je pense que si vous n’êtes pas du tout intéressé par ce genre de chose, peut être que le métier de l’illustration commerciale n’est pas fait pour vous.
00:18:27:17 – 00:18:47:29
Intervenant 1
Peut être que c’est pas quelque chose qui vous correspond à 100 %. Peut être que vous serez plus fait pour un autre secteur de l’illustration. Il y en a d’autres. Attention, ça ne veut pas dire que vous n’êtes pas fait pour être illustrateur illustratrice, mais peut être pas dans l’illustration commerciale de façon spécifique. Donc voilà, moi je sais que par exemple là c’est la rentrée et donc j’ai très envie d’aller en ville pour aller voir les vitrines, voir les illustrations, etc.
00:18:48:00 – 00:19:06:27
Intervenant 1
Et pourtant je suis illustratrice depuis longtemps, mais j’ai toujours cette curiosité de voir même les packagings etc. C’est toujours quelque chose qui qui me stimule en fait, de voir les nouveaux projets, de voir comment ça évolue au fil du temps. Depuis, depuis depuis que je fais ce métier, il y a eu pas mal de choses qui ont changé, notamment en termes de style.
00:19:06:27 – 00:19:28:00
Intervenant 1
On voyait beaucoup à l’époque quand j’ai commencé du Margaux Motin, du Diglee, donc un style plus BD. Après, on a eu tout ce qui était très procréé, très numérique, très à plat, sans aucun dessin organique, presque. Aujourd’hui, on revient un peu au dessin organique, pour mon plus grand plaisir. Il y a eu plein de tendances et ça évolue.
00:19:28:00 – 00:20:05:11
Intervenant 1
Et en fait, c’est un éternel recommencement, tout comme dans la mode, dans la déco, etc. Donc pour moi, c’est vraiment important de garder un œil sur tout ça, pour s’en inspirer, mais aussi pour comprendre en fait l’air du temps. Finalement, autre prérequis et pas des moindres, je pense que c’est très important de savoir être fiable quand on est illustrateur ou ce que j’entends par être fiable, c’est savoir respecter les deadlines, les délais en fait qu’on vous donne quand on vous dit on a besoin du croquis ce jour là pour pouvoir être validé par telle et telle personne, il faut impérativement que vous soyez dans les temps.
00:20:05:12 – 00:20:24:26
Intervenant 1
Et pareil quand on vous dit on a besoin du final pour telle date, il faut absolument que ça soit prêt en temps et en heure, voire même en avance. Voyez, c’est hyper important dans ce métier parce que parce que sinon vous allez mettre votre votre client dans le caca et et c’est pas cool. Donc voilà, c’est vraiment quelque chose qui est hyper important.
00:20:24:26 – 00:20:47:14
Intervenant 1
Mais ça, j’ai envie de dire, ça s’appelle juste être professionnel. Donc c’est valable pour tous les corps de métier, je pense, mais j’avais quand même envie de vous le rappeler. Maintenant, si vous dites moi je suis incapable de rendre un métier en temps et en heure, quand je fais une illustration pour moi ou pour ma boutique ou autre, j’arrive jamais à finir dans le temps que j’avais décidé.
00:20:47:16 – 00:21:05:03
Intervenant 1
Vous n’êtes pas seul, mais si vous n’avez jamais travaillé pour un client, vous ne savez pas en fait ce dont vous êtes capable dans un cadre pro. Parce que moi, je vais vous dire un truc à chaque fois que je dois faire des trucs pour moi, que ce soit pour ma boutique, même quand j’étais à l’école, quand il fallait rendre des illustrations, des projets, etc etc.
00:21:05:04 – 00:21:24:07
Intervenant 1
J’ai été tout le temps en retard, mais vraiment sur le fil. Et en fait je me disais mais jamais j’arriverai à rendre un projet d’illustration en temps et en heure. Enfin j’y arrive pas, je sais, j’ai tout essayé, je n’y arrive pas. Et en fait c’est totalement différent parce que vous savez que là, c’est plus vous en fait qui allait dépendre de ce retard.
00:21:24:07 – 00:21:47:16
Intervenant 1
Si vous jamais vous êtes en retard, c’est votre client, donc vous allez mettre quelqu’un dans la mouise et croyez moi que ça change tout. Non seulement vous risquez de mettre quelqu’un d’autre que vous dans la mouise, mais en plus de ça, vous risquez votre réputation. Vous risquez d’endommager votre réputation. Et ça, ce sont deux facteurs qui qui va rentrer en ligne de compte dans dans votre cerveau, dans votre façon de travailler.
00:21:47:18 – 00:22:06:25
Intervenant 1
Et voilà, Je ne vous dis pas que ça va être un game changer pour vous et que forcément, vous allez être fiable dans le cadre pro. Mais moi en tout cas, ça a été le cas. Et ça, j’ai été la première étonnée. Et en fait, ce que j’en ai compris, c’est qu’en gros je ne suis pas fiable avec moi même, mais par contre je suis fiable avec les autres.
00:22:06:27 – 00:22:29:27
Intervenant 1
Et c’est vrai dans la vie de tous les jours aussi. Généralement quand quelqu’un me demande de faire quelque chose, quand quelqu’un a besoin de moi, je suis là en fait. Mais par contre, pour moi, je ne suis pas toujours là. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc c’est deux choses différentes. Donc ne vous dites pas à la là, je vais peut être jamais réussir à tenir un délai parce que je ne sais pas tenir un délai pour mes propres projets, ça n’a rien à voir.
00:22:29:28 – 00:22:50:13
Intervenant 1
Et enfin, le dernier prérequis, ce n’est pas forcément quelque chose que vous aurez d’emblée de jeu, mais qui va peut être plus venir avec le temps. Donc c’est pas vraiment un prérequis, c’est plutôt une compétence, ou plutôt une qualité que vous allez développer au fur et à mesure. C’est de ne pas prendre les choses à cœur, notamment de ne pas prendre les choses à cœur quand un client vous refuse de travailler avec vous.
00:22:50:15 – 00:23:18:14
Intervenant 1
Ne pas prendre les choses à cœur quand un projet commence et que finalement il a abandonné, ça c’est. C’est rageant, mais ça peut arriver aussi. Voilà, il peut y avoir plein de raisons à ça. Alors souvent, quand le devis est signé, que vous commencez à travailler, c’est quand même bien engagé. Mais il peut arriver, notamment dans le secteur de la pub, que même une fois le devis signé et vos premiers croquis réalisé, que le client fasse marche arrière pour plein de raisons.
00:23:18:16 – 00:23:43:10
Intervenant 1
Mais en fait, ce que j’ai envie de vous dire, c’est que c’est important de ne pas le prendre pour vous. De ne pas vous dire de ne pas prendre trop les choses à cœur. d’Apprendre vraiment à avoir de la distance avec avec ce genre de choses. Parce qu’un projet peut être abandonné pour tout un tas de raisons. Par exemple un changement de budget, un changement de timing, le fait qu’un illustrateur qui finalement n’était pas dispo et qu’en fait on connaît bien, est finalement dispo.
00:23:43:10 – 00:23:57:21
Intervenant 1
Et donc comme on le connaît bien, on a envie de travailler vraiment. Il y a plein de raisons qui peuvent, qui peuvent rentrer en ligne de compte pour les refus de projet. Ça c’est pareil, Il y a plein de choses qui peuvent rentrer en ligne de compte. Ce n’est pas le bon moment. On n’a pas de projet pour vous en ce moment, c’est pas le style qu’on recherche actuellement, etc.
00:23:57:22 – 00:24:22:22
Intervenant 1
Il peut y avoir plein de raisons sans que ça soit de votre faute, ou que ça soit parce que vous n’avez pas de talent ou parce que vous avez fait quelque chose de mal. Donc c’est important de prendre de la distance avec tout ça. Moi pour ma part, au début c’était très difficile quand j’avais à chaque fois que j’avais un mail de demande de projet, j’étais, j’étais refaite, j’étais trop contente de ma journée et si le projet n’aboutissait pas, j’étais démoralisé.
00:24:22:24 – 00:24:42:22
Intervenant 1
Avec le temps, j’ai pris conscience que tant que le devis n’était pas signé, pour moi, c’était un mail comme un autre. Je vois. Là, je le prenais vraiment comme un truc comme un autre. Voilà, j’ai changé d’attitude par rapport à ça. Donc ce que je vous disais, peut être pas comme ça, que vous vous serez dans un premier temps en vous lançant l’illustration, mais ça va peut être venir au fur et à mesure du temps.
00:24:42:24 – 00:25:05:00
Intervenant 1
Voilà, et c’est important de se blinder un minimum par rapport à ça. Il y a juste une fois où, malgré des années d’expérience, j’étais dégoûté, c’est parce que j’avais travaillé sur un projet Dior et autant vous dire que Dior, c’était le projet, le client que je voulais, avec qui je voulais travailler plus que tout. Et en fait, le premier projet que j’ai fait avec Dior n’a pas abouti.
00:25:05:02 – 00:25:23:26
Intervenant 1
Donc ça, j’étais vraiment très très déçu malgré mes mes années de blindage. Mais finalement, j’ai eu la chance de pouvoir retravailler avec Dior plus tard. Donc voilà, ça m’a un peu mis un pansement sur ma blessure d’artiste. Donc voilà tous les prérequis pour devenir illustrateur ou les stratégies. J’en ai peut être oublié d’ailleurs. Vous me direz ça dans les commentaires pour vous.
00:25:23:27 – 00:25:44:10
Intervenant 1
Est ce qu’il y a d’autres choses que j’ai oublié qui font un bon illustrateur ou une bonne illustratrice ? En tout cas, si vous pensez à vous lancer dans l’illustration, l’illustration commerciale, Encore une fois, ce secteur là, c’est vraiment pour moi le secteur le plus accessible. Il y a autant de clients que de marques dans le monde, que de magazines, que de projets qui existent dans le monde de la communication.
00:25:44:12 – 00:26:15:08
Intervenant 1
Donc ça fait qu’il y a vraiment plein, plein d’opportunités qui s’offrent à vous. Et je pense que beaucoup d’illustratrice qui se lancent dans l’illustration font souvent l’erreur de se lancer sur des marchés, par exemple, ou sur une plateforme comme Etsy pour vendre ses créations, etc, etc. Et je pense que ce n’est pas forcément le premier bon move à faire, puisque vendre ses créations quand on n’a pas de communauté, quand on n’a pas de trésorerie, etc et qu’il faut en avancer pour créer des choses, c’est pas forcément la bonne idée selon moi.
00:26:15:09 – 00:26:44:11
Intervenant 1
En plus de ça, quand on vend des petits produits, notamment de la papeterie, c’est difficile de faire du profit, c’est difficile de gagner des sommes conséquente. Contrairement à l’illustration commerciale où les projets peuvent aller de 200 à 10 1 000 € pour vraiment les plus gros projets. Mais voilà, vous pouvez gagner facilement 500 € 1 000 € pour pour un projet là ou pour une boutique en ligne, ça va vous demander du temps, de l’énergie, un développement de votre communauté, etc.
00:26:44:12 – 00:27:14:06
Intervenant 1
Donc moi je trouve que le meilleur move à faire c’est d’abord de devenir illustrateur ou sera trice commercial pour développer une notoriété, pouvoir vraiment installer une source de revenu fiable sur laquelle s’appuyer et ensuite pourquoi pas si on en a envie, développer une boutique en ligne, développer sa communauté, etc etc. Mais je trouve que de boutique en ligne de but en blanc, quand on n’est pas connu, qu’on a vraiment aucune communauté, c’est compliqué.
00:27:14:08 – 00:27:38:15
Intervenant 1
Il y en a qui arrivent bien sûr parce qu’elles sont assez forte pour partager leur travail en ligne, communiquer, etc. Mais ce n’est vraiment pas donné à tout le monde. Je trouve que c’est difficile, d’autant plus quand on démarre dans ce métier. Pour ma part, c’est exactement ce que j’ai fait. J’ai commencé par être illustratrice commerciale à partir de 2010 et ensuite, au fur et à mesure que ma communauté grandissait, j’ai développé d’autres projets à côté boutique en ligne, formation aujourd’hui, etc etc.
00:27:38:15 – 00:28:02:02
Intervenant 1
Mais je n’aurais pas eu tous ces projets là si je n’avais pas eu le commercial et la notoriété qui va avec. Voilà, donc donc voilà, c’est pour ça que je vous donne ce conseil là. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai créé ma formation signature qui s’appelle l’Atelier Formation, qui rouvrira ses portes le 22 septembre, qui aide les illustratrices en herbe à développer leur activité dans l’illustration, à trouver leur clientèle cible, à construire un portfolio adapté, etc etc.
00:28:02:02 – 00:28:25:10
Intervenant 1
Mais en attendant la réouverture, l’illustration de l’atelier, et parce que je sais également que ça représente un budget, je suis très heureuse de vous annoncer la réouverture du challenge Illustration Starter. Ce challenge, il a justement pour objectif de vous aider à bien démarrer dans l’illustration. Donc si vous vous demandez s’il y a un marché pour vos illustrations et si ça vaut la peine que vous y consacrez du temps, notamment à créer votre portfolio, votre site internet, etc etc.
00:28:25:10 – 00:28:43:01
Intervenant 1
J’ai envie de vous dire que la première chose à faire, c’est de valider votre niche avant de créer votre portfolio. Et dans l’illustration starter, je vais vous montrer comment faire ça étape par étape. Nous allons voir ensemble les cinq façons de générer des revenus avec vos dessins. Puis je vous partagerai une feuille de route pour bien démarrer dans l’illustration avec trois scénarios possibles en fonction de votre situation.
00:28:43:02 – 00:29:04:19
Intervenant 1
Ensuite, on verra comment identifier le meilleur marché cible pour vos illustrations. Et pour finir, on verra ensemble quels sont les points communs des illustrateurs et des illustratrices qui parviennent à percer dans le marché de l’illustration commerciale. Dans le cadre de ce challenge, il y aura quatre workshops et ils seront diffusés sur une plateforme dédiée à partir du mardi 15 septembre à 13 h, et les replays seront accessibles jusqu’au 24 septembre.
00:29:04:20 – 00:29:20:07
Intervenant 1
Et je pense vraiment que si le métier, l’illustration vous fait de l’œil depuis un petit moment, que vous y pensez sans jamais oser vous lancer parce que peut être vous avez l’impression de ne pas avoir toutes les clés de compréhension etc qui vous manque des choses et que peut être ça fait déjà un petit moment que vous y pensez sans vraiment jamais oser vous lancer.
00:29:20:08 – 00:29:36:21
Intervenant 1
Je pense vraiment que ce challenge peut vous aider à avoir l’élan nécessaire pour enfin osez vous lancer ou finalement vous rendre compte que ce métier n’est pas fait pour vous. Mais ça c’est ok, autant vous en rendre compte avant de vous lancer dans l’illustration que trop tard. Et c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai créé ce challenge.
00:29:36:24 – 00:29:53:19
Intervenant 1
Moi je crois dur comme fer à l’intention qu’on met dans les choses. Vous savez, je vous en parle souvent et je pense vraiment que ce challenge peut vous aider à mettre de l’intention dans ce projet. C’est à dire que durant ces quatre jours de workshops parce que finalement le challenge est dure quinze jours, parce qu’il y a les replays etc.
00:29:53:19 – 00:30:11:15
Intervenant 1
Mais il y a quatre jours de workshops, donc c’est à la fois assez court et à la fois assez intense. Durant ces quatre jours de workshop, vous allez être à 100 % dans votre projet. Et je pense vraiment que quand on se concentre dans une seule direction, ça nous donne l’élan nécessaire et ça nous permet de trouver des solutions à nos problèmes.
00:30:11:16 – 00:30:28:27
Intervenant 1
Et souvent, c’est le petit truc qui suffit pour oser se lancer, surmonter tous ces blocages. Donc si aujourd’hui vous avez l’impression que tout ce qui vous manque c’est de vous mettre en marche, je vous invite chaleureusement à rejoindre mon challenge Illustration Starter. Et si vous inscrivez avant vendredi 22 h, je vous offre également mon guide pas à pas pour créer un portfolio irrésistible.
00:30:28:28 – 00:30:47:15
Intervenant 1
Donc tout ce que vous avez à faire, c’est de vous rendre sur Elodie. Illustration avec un challenge pour découvrir toutes les informations concernant ce challenge. Merci d’avoir écouté cet épisode, N’hésitez pas à me faire vos retours, Je suis curieuse de savoir, notamment si j’ai oublié des choses, s’il y a des choses qui pour vous sont essentielles dans le métier de l’illustration.
00:30:47:15 – 00:31:02:01
Intervenant 1
Et si vous avez des questions sur n’importe quoi d’autre, sur le métier d’illustration ou sur autre chose, n’hésitez pas à les poser en commentaire, je me ferai un plaisir d’y répondre. Pour l’heure, je vous souhaite une très belle journée ou de très belle soirée. Je vous embrasse et je vous dis à très bientôt dans l’illustration de podcast. Prenez bien soin de vous.
00:31:02:03 – 00:31:02:22
Intervenant 1
Abeille.
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L’avis de la semaine
Très intéressant !
⭐⭐⭐⭐⭐
Belle découverte. Podcast riche et instructif pour les entrepreneurs créatifs, j’aime beaucoup le ton naturel et plein d’humilité d’Élodie. Je ne suis pas illustratrice même si le dessin fait partie de mon travail (créatrice/styliste/photographe) mais je me retrouve dans à peu près tout les sujets abordés ! Routines, créativité, problèmes admin, penchant geek,… bravo !
— Philomène




